En bref: Un compromis sur la Turquie

Paris - À une semaine du sommet de Copenhague, Jacques Chirac a confirmé que Paris et Berlin se sont entendus sur une formule de compromis en faveur de la Turquie, qui se ferait proposer la date du 1er juillet 2005 pour l'ouverture de négociations avec l'UE, avec une clause de rendez-vous en décembre 2004.

Ce scénario a été arrêté mercredi soir lors du dîner franco-allemand de Storkow (Allemagne). Compte tenu du poids de l'Allemagne et de la France, et de l'opposition de nombreux pays de l'UE à tout engagement irréversible à Copenhague, ce compromis apparaît comme le maximum de ce que l'UE pourrait offrir aux Turcs. La Turquie, appuyée par les États-Unis et par plusieurs pays membres de l'UE, dont le Royaume-Uni, souhaite obtenir une date ferme à Copenhague, les 12 et 13 décembre prochains, et préconise fin 2003 ou début 2004 pour l'ouverture des négociations.