Un rapport de l'Oxford Research Group - La guerre contre le terrorisme encourage la violence

Londres — La guerre contre le terrorisme encourage la violence car elle se concentre sur des solutions militaires au lieu de lutter contre ses racines, a affirmé hier un institut de réflexion stratégique britannique.

«La "guerre contre le terrorisme" ne marche pas et est en fait en train d'augmenter les risques d'autres attaques terroristes», a affirmé l'Oxford Research Group dans un rapport intitulé Au-delà de la terreur, la réalité sur les vraies menaces contre notre monde.

L'institut affirme que la Grande-Bretagne et les États-Unis ont employé la force militaire pour tenter de contenir les problèmes plutôt que de lutter contre les causes du terrorisme. Une telle approche, en particulier la guerre en Irak déclenchée en 2003, a eu pour conséquence d'augmenter le risque de nouvelles attaques terroristes du type de celles du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

«Faire de l'Irak une partie de la guerre contre le terrorisme n'a fait que provoquer une nouvelle terreur dans la région et créé une zone d'entraînement au combat pour les djihadistes», a poursuivi l'Oxford Research Group.

L'organisme souligne que les talibans effectuent actuellement un retour en force, six ans après avoir été évincés du pouvoir en Afghanistan à la suite de l'intervention dirigée par les États-Unis en 2001.

Il préconise des approches durables pour lutter contre le terrorisme consistant en un retrait des forces américaines d'Irak et leur remplacement par des troupes des Nations unies comme force de stabilisation.

L'Oxford Research Group recommande également une aide soutenue pour la reconstruction de l'Irak et de l'Afghanistan ainsi que la fermeture du camp de Guantánamo.

Il appelle également à un engagement ferme en faveur de la résolution du conflit israélo-palestinien comportant deux États séparés et prévient qu'une intervention militaire en Iran à propos du programme nucléaire mis sur pied par Téhéran serait un désastre.

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