Tsahal ratisse la «capitale du terrorisme»

Djénine - Des centaines de chars et des centaines de soldats israéliens ont entrepris hier un vaste ratissage à Djénine, ville de l'extrême nord de la Cisjordanie, qualifiée de «capitale du terrorisme» par le ministre de la Défense, Benyamin Ben Eliezer.

Cette nouvelle opération qui, selon Tsahal, durera «le temps qu'il faudra pour prévenir de nouveaux attentats» a été lancée en représailles de l'attentat à la voiture suicide qui a fait 15 morts et plus de 50 blessés lundi au nord de Tel-Aviv. L'armée, qui avait déjà mené en mars une opération meurtrière dans cette ville de 250 000 habitants, souligne que le dernier attentat faisait suite à l'allégement, quelques jours plus tôt, du couvre-feu en ville et avait encouragé la «cellule terroriste» locale à se réarmer et à recruter. «Djénine est devenue la capitale de la terreur», a dit le ministre de la Défense, Benyamin Ben Eliezer, en précisant que des kamikazes des deux sexes y préparaient de nouveau attentats suicide contre Israël. Selon un officier supérieur de Tsahal, la nouvelle opération israélienne, baptisée «Avant-garde», vise à mettre la main sur une vingtaine d'activistes recherchés. En revanche, l'armée a suspendu les couvre-feux en vigueur à Naplouse, Toukarem et Kalkilia, repliant aussi une partie des soldats de Hébron.

Le président palestinien Yasser Arafat a présenté l'opération de Djénine comme la simple poursuite des «crimes des soldats et colons» juifs contre le peuple palestinien et ses enfants.