Gyurcsany s'excuse

Budapest — Le premier ministre socialiste hongrois Ferenc a formulé hier ses premières excuses publiques, dix jours après la diffusion d'un discours dans lequel il reconnaissait avoir menti sur son bilan économique pour remporter les élections d'avril.

«Bien sûr que je suis désolé [...]. Il s'agissait là de mots de réprimande, d'affection et de passion», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

La diffusion sur la radio nationale de ce discours de 25 minutes, truffé d'obscénités, a déclenché une vague de protestations à Budapest, entretenue par la droite avant les élections locales de dimanche.

Gyurcsany a reconnu hier qu'il avait perdu la confiance de la population depuis cette affaire et qu'il faudrait beaucoup de temps pour la regagner.

«Je ne pensais pas que les électeurs comprendraient. [...] Dans un sens, je ne me sentais pas non plus capable de leur raconter tout cela», a-t-il dit. «Nous mentions le matin, nous mentions le soir», avait notamment affirmé Gyurcsany lors d'une réunion à huis clos du Parti socialiste.

Le chef du gouvernement a par ailleurs assuré hier que Budapest cherchera à réduire son déficit public et à respecter le plan de convergence économique publié par la Commission européenne mardi, en vue d'une adoption de l'euro.