En photo - Tensions au Chili

Photo: Agence Reuters

Un mouvement de paralysie générale a été lancé hier dans un climat tendu au Chili par les syndicats de professeurs et de fonctionnaires, soutenus par les étudiants, sur fond de grogne sociale à l'encontre du gouvernement de la présidente socialiste Michele Bachelet.

Appelant la population à stopper toute activité dans l'ensemble du pays, les syndicats, qui réclament une augmentation salariale, ont réuni 3000 personnes lors d'une marche à Santiago, malgré l'interdiction faite par les autorités de s'approcher du Palais présidentiel de la Moneda. Le ministère de l'Intérieur avait ordonné le déploiement d'un millier de carabiniers aux abords du bâtiment, pris pour cible lors des manifestations de commémoration du coup d'État de septembre 1973 mené par le général Pinochet qui marqua le début de 17 ans de dictature. Aucun incident n'a éclaté durant la marche mardi qui s'est rendue jusqu'au ministère de l'Éducation. Toutefois la police a interpellé six étudiants en possession d'armes blanches à Santiago et six autres dans le port de Valparaiso, à 110 km à l'ouest de la capitale.