Irak - Le début du ramadan sans effet sur la violence

Un garçon ramassait hier des débris sur le site d’un attentat qui a tué deux soldats à Bagdad.
Photo: Agence Reuters Un garçon ramassait hier des débris sur le site d’un attentat qui a tué deux soldats à Bagdad.

Bagdad — Au lendemain du sanglant attentat de Sadr City à Bagdad, de nouvelles violences ont fait au moins 20 morts et 44 blessés hier en Irak, notamment lors d'une attaque au mortier contre le ministère de la Santé et d'un attentat à la voiture piégée contre une patrouille de police dans la capitale.

Le bilan de l'attentat de samedi à Sadr City, un quartier chiite de la capitale irakienne, s'est encore alourdi, les autorités faisant état hier de 38 morts et 42 blessés. L'attentat a été revendiqué par un groupe sunnite, en représailles contre une attaque menée par un commando chiite présumé contre des mosquées et domiciles sunnites qui avait fait quatre morts vendredi à Bagdad.

Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé hier dans un communiqué chiites et sunnites irakiens à employer le mois de jeûne sacré du ramadan pour mettre fin aux violences religieuses. «Nous sommes tous invités à utiliser ces jours pour renforcer les liens de fraternité et éviter tout ce qui pourrait nuire au tissu social du peuple irakien.»

Son appel n'a pas été entendu. Deux obus de mortier sont tombés à 8h40 sur le ministère de la Santé et ses jardins à Bagdad, faisant trois blessés graves. Moins de deux heures plus tard, l'explosion d'une voiture piégée au passage d'une patrouille de police près du ministère a fait six morts, quatre policiers et deux civils, selon la police.

Une autre voiture piégée dans l'est de Bagdad a fait cinq morts et 17 blessés. Un engin similaire a explosé, faisant deux morts et blessant deux passants. La police irakienne a par ailleurs découvert à Bagdad 13 nouveaux cadavres portant des signes de torture, les yeux bandés et les jambes entravées.