En bref - L'ETA ne renonce toujours pas aux armes

Bilbao — Six mois jour pour jour après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu permanent, l'ETA a affirmé hier sa volonté de conserver ses armes «jusqu'à l'indépendance» du Pays basque, sans renoncer toutefois au dialogue avec le gouvernement.

L'ETA «confirme son engagement à continuer à lutter fermement les armes à la main jusqu'à l'obtention de l'indépendance et du socialisme du Pays basque», selon un communiqué lu par trois personnes encagoulées dans la nuit de samedi à hier dans une forêt de la localité de Oiartzun (province de Guipuzcoa). «Notre sang est prêt pour cela. Nous y parviendrons. [...] La lutte n'est pas le passé, mais le présent et le futur», a précisé l'organisation dans ce communiqué lu devant environ 1500 participants à un hommage aux soldats basques «tombés dans toutes les confrontations du passé et du présent». Les trois personnes encagoulées lisant le communiqué ont interrompu les célébrations en tirant sept coups de feux en l'air, ont indiqué des témoins. Cette annonce a mis en ébullition hier le monde politique espagnol, qui s'interrogeait sur une possible volonté de l'organisation de faire pression sur le gouvernement, alors que le processus de paix entamé au printemps semble s'enliser. Le communiqué de l'ETA n'implique toutefois pas «un renoncement au cessez-le-feu permanent, ni aux négociations avec le gouvernement espagnol», ont indiqué des sources proches de la mouvance indépendantiste au Pays basque.