Nouvel émissaire américain au Proche-Orient - Mission impossible

Jérusalem - L'émissaire américain au Proche-Orient, William Burns, a entamé hier une mission de conciliation délicate, voire impossible, entre Israéliens et Palestiniens dans l'espoir d'apaiser ce front au moment où les États-Unis se préparent à un bras de fer avec l'Irak.

Le secrétaire d'État adjoint rencontrait hier des dirigeants israéliens, dont le chef de la diplomatie Simon Peres et probablement le premier ministre Ariel Sharon, puis aujourd'hui des dirigeants palestiniens, mais pas Yasser Arafat lui-même, boycotté par l'administration de George Bush Jr.

Burns est muni d'une feuille de route» élaborée par le «quartet» (États-Unis, Nations unies, Union européenne et Russie) qui s'est concerté pour mener une action cohérente visant à mettre fin à plus deux ans d'intifada et à relancer de véritables pourparlers de paix.

Mais nul ne s'attend à ce que les 48 heures que passera Burns sur place débouchent sur une quelconque avancée tant les positions des deux camps restent éloignées, bien que des signes de lassitude face à une violence sans fin aient récemment été perçus de part et d'autre.

Espionnage

Par ailleurs, dix Bédouins, dont un lieutenant-colonel de l'armée israélienne, ont été arrêtés pour espionnage présumé au profit du Hezbollah libanais, a-t-on appris hier de source proche de la police israélienne.

Les dix Bédouins ont été arrêtés voici un mois et demi pour avoir transmis au Hezbollah des renseignements sur les positions de l'armée israélienne et ses activités le long de la frontière, cela en échange de sommes d'argent et de drogue, a-t-on dit de même source à Reuters.

Un porte-parole de l'armée a confirmé l'arrestation de l'officier.

Tous les dix sont originaires d'une ville de la région israélienne de Galilée, située non loin de la frontière avec le Liban, où le Hezbollah et les forces israéliennes s'affrontent toujours occasionnellement, plus de deux ans après le retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud.