En bref: Tous contre Chavez

Caracas — Une grève générale de 12 heures organisée à l'appel de l'opposition et de plusieurs chefs d'entreprise pour réclamer la démission du président Hugo Chavez a désorganisé hier le Venezuela.

De nombreux quartiers de Caracas, capitale de six millions d'habitants réputée pour ses problèmes de circulation, ont connu un calme inhabituel, beaucoup de salariés ayant renoncé à se rendre à leur travail. «Nous n'ouvrons pas aujourd'hui parce que nous soutenons l'appel à la démission de Chavez. Cela doit se faire démocratiquement, mais il doit partir», a expliqué à Reuters Ana Maria da Silva, dont la famille gère un restaurant du quartier chic de Chacao. «Non à la grève des putschistes», scandaient dans le même temps des partisans du président rassemblés à Petare, quartier défavorisé de la capitale. Chavez, victime d'un coup d'État avorté en avril, a jugé ce mouvement illégal, tout comme les efforts mis en oeuvre par l'opposition pour l'écarter du pouvoir.