Une vigile devant le consulat israélien

Ces deux policiers veillent au grain devant le consulat d’Israël à Montréal: aucune altercation n’est venue troubler les deux manifestations distinctes et opposées qui ont précédé la vigile de 24 heures effectuée au square Dorchester par quel
Photo: Jacques Nadeau Ces deux policiers veillent au grain devant le consulat d’Israël à Montréal: aucune altercation n’est venue troubler les deux manifestations distinctes et opposées qui ont précédé la vigile de 24 heures effectuée au square Dorchester par quel

Afin de dénoncer l'offensive israélienne dans le Sud-Liban, un regroupement de sympathisants à la cause libanaise tient une «vigile» depuis hier après-midi au square Dorchester, devant l'édifice abritant le consulat d'Israël à Montréal.

«L'idée est de garder une présence constante devant le consulat pour démontrer notre angoisse et pour mettre de la pression sur le gouvernement canadien afin qu'il change sa position [favorable à Israël]», a expliqué Ahmad Rustom, membre de la coalition Tadamon (solidarité en arabe), co-organisatrice de l'événement.

Pendant la nuit d'hier à aujourd'hui, les quelque dizaines de vigiles ont pu regarder des documentaires sur le Liban et la détention de Palestiniens en Israël, «pour donner un peu du contexte qui manque dans les discours politiques et médiatiques», a dit Jérôme Charaoui, de Tadamon également. Un micro était aussi offert à quiconque voulait se prononcer contre le conflit qui met le Liban à feu et à sang. En soirée, des membres de la communauté libanaise sont venus dire leur inquiétude au sujet des attaques israéliennes à Beyrouth et dans le Sud-Liban.

Selon ses organisateurs, la vigile devrait tenir bon jusqu'à 14h cet après-midi.

Marche

Les participants qui restent se joindront à la marche contre les attaques israéliennes au Liban, qui sera partie trente minutes plus tôt de la station de métro Guy-Concordia. Plusieurs centaines de manifestants sont attendus.

Cette vigile se veut une continuité des manifestations dénonçant l'occupation de la Palestine par Israël qu'organise l'organisme Palestiniens et Juifs unis (PAJU) presque tous les vendredis midi devant le consulat israélien. Comme c'est le cas depuis le début des bombardements au Liban, la manifestation d'hier midi s'est vue relevée par quelques drapeaux du pays du Cèdre.

La porte-parole de Québec Solidaire, Françoise David, était au nombre des manifestants prolibanais. Elle a profité de la tribune qui lui était offerte pour critiquer la distinction que fait Ottawa entre les citoyens et les résidents permanents dans son plan d'évacuation des Canadiens au Liban.

Sur le trottoir opposé étaient regroupés des sympathisants israéliens dénonçant l'«acte de guerre» qu'a commis le Hezbollah en enlevant deux soldats israéliens le 12 juillet dernier. «Nous répondons au message de haine qui se trouve de l'autre côté de la rue», a expliqué Edmond Silber, un des organisateurs de la contre-manifestation, en référence aux messages «Israël: nettoyage ethnique» et «Israël apartheid» qu'on pouvait lire sur des affiches que tenaient des manifestants anti-israéliens.

Avec la Presse canadienne
1 commentaire
  • Claude L'Heureux - Abonné 22 juillet 2006 12 h 31

    De la grandeur et de l'humanité s.v.p.

    Israël se considère comme une démocratie et un État de droit civilisé. Israël est également un pays agresseur agressé. Il réclame 2 prisonniers, des soldats issus d'une armée qui humilie les palestiniens depuis plus d'un demi-siècle, et estime ne pas devoir les échanger contre des centaines de "combattants palestiniens". La population israëlienne est en droit de demander d'être protégé contre les tirs de missiles. L'État d'Israël devrait faire preuve d'humanité en faisant comprendre à sa population qu'il est temps de faire preuve de grandeur en essuyant les coups sans riposter tout en tendant la main aux extrémistes de la région. Ce faisant il nous montrerait "qu'il se souvient" et qu'il est plus humain de recevoir des coups que l'on est capable de parer plutôt que d'en donner aveuglément à une population civile innocente et sans moyens.