Israël a le droit de se défendre, répètent Blair et Harper

Tony Blair et Stephen Harper partagent les mêmes vues sur les plus récents développements dans le conflit opposant Israéliens et Palestiniens.
Photo: Agence Reuters Tony Blair et Stephen Harper partagent les mêmes vues sur les plus récents développements dans le conflit opposant Israéliens et Palestiniens.

Londres — Les premiers ministres du Canada et de la Grande-Bretagne partagent la même opinion à propos de la crise qui secoue plus fortement le Proche-Orient depuis quelques jours.

À l'issue de leur rencontre, hier matin, à Londres, Stephen Harper et Tony Blair ont répété qu'Israël était en droit de se défendre.

Les deux chefs de gouvernement ont signifié que les dirigeants des pays membres du G8, qui se réuniront dès aujourd'hui en Russie, tenteraient d'accoucher d'une déclaration unanime appelant à un apaisement de la violence.

Hier, l'aviation israélienne a multiplié les attaques dans le secteur sud de Beyrouth, au Liban, où se situe le quartier général de la branche politique du Hezbollah. Près de 60 civils libanais ont été tués par les forces israéliennes depuis mercredi, quand l'État hébreu a attaqué le Liban pour secourir deux de ses soldats capturés par l'organisation chiite pro-iranienne.

Israël poursuit simultanément son offensive dans la bande de Gaza afin de récupérer un soldat enlevé le 25 juin par des activistes palestiniens. Depuis, 86 Palestiniens et un soldat israélien ont été tués.

À Ottawa, Francine Lalonde, porte-parole du Bloc québécois en matière d'affaires étrangères, s'est dite «extrêmement inquiète» de la situation actuelle au Proche-Orient, et elle a lancé un appel à l'ONU et à la communauté internationale afin qu'elles fassent baisser la tension dans la région.

Tout en reconnaissant à Israël le droit de se défendre, Mme Lalonde a indiqué que le Bloc désapprouvait «vivement» les récentes déclarations de M. Harper, «qui risquent d'attiser les tensions déjà énormes dans cette région».

Par ailleurs, le premier ministre Blair a déclaré hier qu'il n'entendait pas adresser de blâme à quelque pays que ce soit à propos du respect des objectifs environnementaux contenus dans le texte du Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.

À son avis, l'important pour la communauté internationale est de s'entendre à propos de la période post-2012, l'année où le Protocole de Kyoto expirera. Le premier ministre Harper a acquiescé, rappelant que son gouvernement préparait un plan à cet effet.

La veille, dans une lettre ouverte publiée dans des quotidiens, le président français Jacques Chirac déplorait la nouvelle position canadienne.

M. Harper s'est aussi rendu hier au palais de Buckingham, où il a eu un entretien avec la reine Elizabeth II. Il devait aussi rencontrer l'ancienne première ministre conservatrice Margaret Thatcher.

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