En bref - Ernst Zundel accuse

Mannheim — Le procès du négationniste Ernst Zundel a repris hier, mais la défense a accusé le juge de faire preuve de favoritisme et lui a demandé de se récuser.

Zundel, un ancien résident canadien d'origine allemande âgé de 66 ans, est accusé de nier la Shoah, de libelle diffamatoire et de mépris des morts. Le procès avait été suspendu en novembre après que le juge Ulrich Meinerzhagen eut expulsé deux avocats de la défense, estimant qu'il doutait qu'ils puissent monter une défense «normale» en présentant les juifs comme un «peuple ennemi». L'audience d'hier a été interrompue à plusieurs reprises pour permettre à la cour d'examiner les diverses motions présentées pour obtenir le retrait du juge Meinerzhagen, mais toutes ont été rejetées. Pour sa part, le procureur du ministère public Andreas Grossmann a accusé la défense de vouloir prolonger indûment le procès et d'en faire «un forum pour faire la promotion des vues de Zundel et de faire de lui une victime». «Évidemment, on ne peut pas faire de quelqu'un un martyr si personne ne le connaît», a dit Me Grossmann à l'extérieur du tribunal. Les autorités allemandes accusent Zundel d'activités antisémites depuis des décennies, dont la négation complète de sa part de la Shoah, ce qui est un crime dans son pays d'origine et d'autres pays européens.