Iran : des sanctions sans l'aval de l'ONU?

Bruxelles — Pour les États-Unis, des sanctions financières contre l'Iran, même sans l'aval des Nations unies, seront légitimes si les initiatives pour dissuader Téhéran de reprendre ses opérations d'enrichissement de l'uranium n'aboutissent pas.

Kurt Volker, vice-secrétaire d'État adjoint américain, a déclaré hier que les efforts de la diplomatie devaient maintenant permettre un consensus aux Nations unies sur la mise en place de sanctions, un dossier qui divise les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

«Si nous ne parvenons pas à ce consensus, il faudra se poser la question sur ce que nous ferons. Je ne crois pas qu'il y ait un problème de légitimité pour l'Europe, les États-Unis ou d'autres à imposer des sanctions», a-t-il dit.

La Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité avec la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, ne souhaitent pas imposer de sanctions à l'Iran.

Volker a salué la décision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU sur le dossier iranien, une preuve, selon lui, de la convergence de vues sur ce sujet.

Le Conseil de sécurité a décidé qu'aucune décision ne pourrait être prise avant que le chef de l'AIEA, Mohamed El-Baradeï, ne remette son rapport en mars.