Sylvain Trudel remporte le prix des libraires

Le prix des libraires a été remis hier à Sylvain Trudel, pour son dernier roman, Du mercure sous la langue, paru aux éditions Les Allusifs. Les professionnels des livres ont en effet penché pour ce petit roman empli de la révolte farouche d'un adolescent qui fait face à la mort. Dans la catégorie des romans étrangers, c'est Pilgrim, de Timothy Findley, qui a été primé.

Sylvain Trudel a reçu le prix, accompagné d'une bourse de 2000 $ et d'une sculpture de verre. M. Rolf Puls, président-directeur général de Gallimard-Canada, a reçu pour sa part le prix du roman étranger à la place de M. Findley, retenu à l'étranger.


Le prix des libraires est accordé selon les coups de coeur des libraires, ces grands lecteurs, indépendamment des succès en librairie. Il a été créé en 1994. Son attribution est organisée par l'Association des libraires du Québec.


Il s'agit, dit le communiqué, «de récompenser des auteurs qui, par la richesse de leur oeuvre, sa qualité d'écriture et son originalité, ont particulièrement marqué l'imaginaire des libraires».


La compétition, cette année, était serrée. Aux côtés de Sylvain Trudel, en lice dans la catégorie romans québécois, on retrouvait Putain, de Nelly Arcan, Rouge, mère et fils, de Suzanne Jacob, Ruelle Océan, de Rachel Leclerc, et Le Ravissement, d'Andrée A. Michaud.


Est-ce l'âge de son héros, un adolescent troublé? Le fait est en tout cas que Sylvain Trudel a également reçu le prix des collégiens accordé par les étudiants du cégep Montmorency, tout récemment.


C'est un comité de lecture formé de six libraires, qui établit la liste des titres finalistes pour le prix des libraires. Cette année, ce comité était présidé par Yvon Lachance, de la librairie Olivieri. Une fois cette liste établie, on envoie un bulletin de vote à tous les membres de l'Association des libraires du Québec, qui le retournent ensuite.


Du roman de Sylvain Trudel, Manon Trépanier, membre du jury de l'ALQ, a dit: «Ce court texte nous oblige à nous repositionner face à notre propre vie et nous force à avoir le courage de la vivre, intensément et absolument.»