La parole autochtone pour clore le FIL

En guise de finale, le Festival international de littérature met la parole autochtone à l'honneur dans Le Vent qui parle, un spectacle aux confins des mots, du chant et de la musique.

Le titre, qui renvoie à une allégorie commune aux contes et légendes amérindiennes et à la littérature québécoise, promet une belle rencontre entre les deux cultures. Sous la direction littéraire de Pierre Crépô, les histoires ancestrales des conteurs-écrivains Joséphine Bacon (Innue) et Bob Bourdon (Micmac) se prolongeront dans les chansons de Chloé Sainte-Marie et dans celles du tandem Taïma, mi-inuk, mi-québécois.

Leur performance sera mise en relief par les musiciens chevronnés que sont Jean Derome, Bernard Falaise, Normand Guilbault et Pierre Tanguay. Reconnue pour son interprétation en innu, en inuktitut comme en anglais et en français, Chloé Sainte-Marie chantera accompagnée de ses complices Réjean Bouchard et Gilles Bélanger.

Le Vent qui parle célèbre le métissage des Amérindiens et des Blancs francophones ainsi que, par écho, celui avec les autres cultures du monde. Hormis quelques activités inscrites au programme demain, c'est sur cette rafale de mots et de notes que se boucle la 11e édition du FIL, la première à se tenir indépendamment de l'Union des écrivaines et écrivains.

Par ailleurs, la revue Estuaire a décerné son prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice dans le cadre du festival, hier. C'est Yves Boisvert qui récolte l'honneur et la bourse de 3000 $ pour son recueil intitulé Mélanie Saint-Laurent, paru aux Édition d'art Le Sabord. Avant que ne soit dévoilé le nom du lauréat, les cinq finalistes (Dany Boudreault, Kim Doré, Fernand Durepos et Tania Langlais, outre M. Boisvert) ont lu un poème choisi.