Littérature jeunesse - Après Léonis, voici Pakkal!

Forte du succès de la série Léonis, qui se déroule en Égypte antique, la maison d'édition Les Intouchables lance cet automne les trois premiers tomes d'une nouvelle série historique intitulée Pakkal, dont l'intrigue se déroule au coeur de la civilisation maya.

L'histoire débute en 615 après J.-C., le jour du douzième anniversaire du prince Pakkal, fils de dame Zac-Kuk, reine de Palenque. Pourvu d'un don particulier, qui lui permet de faire obéir les insectes à sa volonté, et comptant sur l'aide de quelques amis fidèles, Pakkal doit faire face non seulement à des ennemis en chair et en os, tels que le grand prêtre Zine'Kwan et son fils Selekzin, mais à une offensive des dieux du Monde inférieur, qui semble indiquer que la fin du monde approche...

Maxime Roussy s'est inspiré d'un personnage réel de la civilisation maya, le roi Pakkal ou Pacal selon les versions, qui a bel et bien régné sur Palenque au VIIe siècle et qui a donné à la cité plusieurs de ses monuments, en plus d'accroître sa puissance par de nombreuses conquêtes militaires. L'univers créé par l'auteur s'inspire aussi de ce que l'on connaît des croyances religieuses et des coutumes des peuples mayas: sacrifices humains, jeu de balle, alimentation, descriptions du panthéon et des croyances liées à la mort, etc. On apprend donc dans ces romans à mieux connaître cette civilisation mystérieuse et très complexe, mais ce sont d'abord et avant tout des livres d'aventures.



Sensations fortes

Dès le premier tome, l'amateur de sensations fortes est comblé! Après une mise en place sommaire et efficace des principaux personnages, on est immédiatement entraîné dans une ronde effrénée de péripéties extraordinaires où Pakkal doit libérer un esclave, qui deviendra son fidèle compagnon, affronter le feu bleu de Buluc Chabtan, le dieu de la guerre, et partir à la recherche des larmes de Zipacnà, un géant enfermé sous la Montagne aux arbres morts!

On ne s'ennuie pas un seul instant à la lecture des aventures de Pakkal! Et le découpage des livres, en épisodes de quelques pages plutôt qu'en chapitres numérotés, contribue lui aussi à dynamiser l'intrigue et à tenir le lecteur en haleine. Même la fin de chaque tome, plutôt que de nous permettre de prendre une pause et de passer à autre chose (comme aller jouer dehors ou faire le souper...), nous entraîne presque malgré nous à entamer la lecture du prochain... Efficace? Mets-en!

Pas besoin d'une boule de cristal ni de sacrifice humain pour prédire que les aventures de Pakkal connaîtront un vif succès auprès des lecteurs, surtout les garçons, de 11 ans ou plus!

Collaboratrice du Devoir