MCML: Absolue nécessité

«La chair est triste, hélas, et j'ai lu tous les livres», écrivait Mallarmé. Faire lire tous les livres à nos jeunes, peut-être pas! Mais les acteurs du monde de l'éducation s'entendent pour dire que la réussite scolaire passe inexorablement par la lecture.

«La réforme scolaire veut faire de nos jeunes des citoyens autonomes et responsables. Une réforme qui leur permettra également d'enrichir l'ensemble de leur bagage cognitif et de leurs compétences. Et ça, ça passe largement par la lecture», affirme Pierre Bergevin, sous-ministre adjoint au ministère de l'Éducation.

«La lecture, c'est la base de tout. Si on ne peut pas lire, on ne peut pas progresser. Et lire, ça s'apprend avec des livres de qualité qu'il faut rendre disponibles aux jeunes afin d'assurer leur réussite scolaire», soutient de son côté Alain Roberge, président de l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation.

Le Plan d'action triennal sur la lecture à l'école, dévoilé en janvier dernier par le ministre de l'Éducation d'alors, Pierre Reid, a été placé sous le signe du plaisir et de la découverte. Arlette Pilote, présidente de l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF), insiste sur l'aspect de la découverte. «Nous [à l'AQPF] n'avons rien contre le fait de développer le plaisir de lire, surtout chez les jeunes en difficulté d'apprentissage, mais je pense aussi qu'il faut les diriger vers la joie de la découverte, ce qui nécessite un peu plus d'efforts. Et c'est à l'enseignant que revient la tâche de les guider en ce sens et de les entraîner vers des lectures plus exigeantes.»

«Je parle ici, poursuit-elle, de la découverte d'un patrimoine, d'ouverture à d'autres cultures et à d'autres esthétiques, et ce, dans le but précis de "tirer vers le haut".» Dans la plus récente édition de la revue Action Parents, publiée par la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), on peut lire que «les parents, et en particulier les pères, créent souvent avec les enfants des lieux d'échanges et de plaisir autour d'activités sportives et culturelles diverses. S'ils en font autant avec la lecture, ils offrent à leur enfant une aide certaine à la réussite et une bonne dose de plaisir dans la mesure, bien sûr, où ils tiennent compte des goûts et intérêts particuliers de leur enfant».

La présidente de la FCPQ, Diane Miron, est fermement convaincue que le fait de «développer le goût de la lecture, ça commence à la maison. Si les jeunes, dit-elle, n'ont jamais été mis en contact avec un livre à la maison, je pense que tout le monde est perdant». D'autant, croit-elle, que la lecture permet aux jeunes de «s'ouvrir sur le monde».

Chose certaine, la présidente de la Coalition en faveur des bibliothèques scolaires du Québec, Jocelyne Dion, espère que les activités entourant l'événement «Montréal, capitale mondiale du livre» permettront de faire de la lecture «un véritable enjeu de société».

Thierry Haroun

«La réforme scolaire veut faire de nos jeunes des citoyens autonomes et responsables. Une réforme qui leur permettra également d'enrichir l'ensemble de leur bagage cognitif et de leurs compétences. Et ça, ça passe largement par la lecture», affirme Pierre Bergevin, sous-ministre adjoint au ministère de l'Éducation.

«La lecture, c'est la base de tout. Si on ne peut pas lire, on ne peut pas progresser. Et lire, ça s'apprend avec des livres de qualité qu'il faut rendre disponibles aux jeunes afin d'assurer leur réussite scolaire», soutient de son côté Alain Roberge, président de l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation.

Le Plan d'action triennal sur la lecture à l'école, dévoilé en janvier dernier par le ministre de l'Éducation d'alors, Pierre Reid, a été placé sous le signe du plaisir et de la découverte. Arlette Pilote, présidente de l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF), insiste sur l'aspect de la découverte. «Nous [à l'AQPF] n'avons rien contre le fait de développer le plaisir de lire, surtout chez les jeunes en difficulté d'apprentissage, mais je pense aussi qu'il faut les diriger vers la joie de la découverte, ce qui nécessite un peu plus d'efforts. Et c'est à l'enseignant que revient la tâche de les guider en ce sens et de les entraîner vers des lectures plus exigeantes.»

«Je parle ici, poursuit-elle, de la découverte d'un patrimoine, d'ouverture à d'autres cultures et à d'autres esthétiques, et ce, dans le but précis de "tirer vers le haut".» Dans la plus récente édition de la revue Action Parents, publiée par la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), on peut lire que «les parents, et en particulier les pères, créent souvent avec les enfants des lieux d'échanges et de plaisir autour d'activités sportives et culturelles diverses. S'ils en font autant avec la lecture, ils offrent à leur enfant une aide certaine à la réussite et une bonne dose de plaisir dans la mesure, bien sûr, où ils tiennent compte des goûts et intérêts particuliers de leur enfant».

La présidente de la FCPQ, Diane Miron, est fermement convaincue que le fait de «développer le goût de la lecture, ça commence à la maison. Si les jeunes, dit-elle, n'ont jamais été mis en contact avec un livre à la maison, je pense que tout le monde est perdant». D'autant, croit-elle, que la lecture permet aux jeunes de «s'ouvrir sur le monde».

Chose certaine, la présidente de la Coalition en faveur des bibliothèques scolaires du Québec, Jocelyne Dion, espère que les activités entourant l'événement «Montréal, capitale mondiale du livre» permettront de faire de la lecture «un véritable enjeu de société».