Hausse d'affluence au Salon du livre de Québec

Le Salon du livre de Québec, qui a fermé ses portes dimanche, a connu une hausse importante de son affluence avec un total de 64 000 visiteurs. Ils avaient été quelque 51 000 en 2004.

Parmi les scènes destinées aux adultes qui ont été les plus fréquentées, Johanne Mongeau, responsable des communications, cite celle où on discutait du pouvoir politique de la caricature, et à laquelle participaient le caricaturiste du Devoir, Michel Garneau, celui de La Presse, Serge Chapleau, et celui du Soleil, André-Philippe Côté. Mme Mongeau a aussi salué le succès de la table ronde intitulée «Les hommes et les femmes, où en sommes-nous?», qui réunissait Janette Bertrand, Raphaëlle Germain, Mario Proulx, Marc Boilard, Jocelyne Robert et qui a mené à quelques échanges assez corsés entre Marc Boilard, signataire d'un ouvrage provocateur intitulé Si j'étais une femme, et Janette Bertrand. La table ronde portant sur le thème des échanges intergénérationnels, avec Janette Bertrand et Alexandra Larochelle, jeune auteure de 11 ans, ainsi que Louise Portal et Tristan Demers, a elle aussi été un succès, constate Mme Mongeau.

Les organisateurs manquaient un peu d'explications pour comprendre une telle hausse de l'achalandage du Salon. Il faut dire que la ville de Québec a pris le relais des subventions, que le gouvernement du Québec avait confisquées il y a deux ans, aux activités qui débordent hors du Salon. Ils ont par ailleurs constaté que le fait de consacrer la même journée aux aînés et aux adolescents n'était pas la meilleure des idées, les seconds bousculant parfois les premiers. Les aînés, qui bénéficient d'un accès gratuit au Salon, y seront donc invités l'an prochain en même temps que les tout petits enfants.

Le directeur du Salon international du livre de Québec, Philippe Sauvageau, a par ailleurs en partie mis sur le compte d'une plus grande fréquentation des groupes scolaires la hausse de la clientèle de cette année. «On a eu 6300 enfants de plus, inscrits par des enseignants», constate-t-il. Selon lui, les enfants qui fréquentent le salon avec l'école ont un effet d'entraînement auprès de leurs parents. Les activités familiales du week-end étaient d'ailleurs très courues au Salon. M. Sauvageau constate aussi que les enfants dépensent plus d'argent au Salon du livre d'année en année, ce qui fait, bien sûr, le bonheur des éditeurs de livres pour la jeunesse.