Concentration dans l'édition au Québec - Chenelière achète le groupe Beauchemin

L'éditeur Chenelière absorbe la vénérable maison Beauchemin. Cette transaction en fait désormais de loin l'éditeur en langue française le plus important au pays dans le secteur de l'éducation.

Fondé en 1842, Beauchemin éditeur se spécialisait depuis vingt ans dans le livre scolaire. Guy Frenette, le propriétaire et chef de direction de Beauchemin, a décidé de prendre sa retraite. Par l'achat de son entreprise, Chenelière s'assure une omniprésence à tous les niveaux de l'enseignement, de la maternelle à l'université, en passant par l'éducation aux adultes.

Cette transaction annoncée hier permet à Chenelière d'ajouter quelque 1500 titres à son catalogue. Le «potentiel de développement» annuel, selon le relationniste de l'entreprise, sera de 350 nouveautés par année. Le chiffre d'affaires de la nouvelle entité est pour l'instant établi à près de 50 millions de dollars.

Avant l'acquisition de Beauchemin, Chenelière Éducation affichait un chiffre d'affaires de 30 à 40 millions $. L'entreprise devrait aussi voir le nombre de ses employés passer de 150 à près de 200.

Il y a deux ans, Chenelière/McGraw-Hill rachetait le groupe Gaëtan Morin. Avec ses rachats récents, l'éditeur Michel de la Chenelière a triplé le nombre de ses titres au catalogue, passant d'environ 850 titres au début de 2003 à plus de 3500 aujourd'hui.

Les activités de distribution du groupe, dispersées pour l'instant entre Toronto, Boucherville et Laval, seront sous peu regroupées à Saint-Bruno. Un nouveau centre de distribution doit y être construit au coût de cinq millions de dollars.