«Les racines secondaires», Vincent Fortier

Photo: Del Busso éditeur

Après Phénomènes naturels (Hashtag, 2020), une remarquable plaquette sur le deuil amoureux, Vincent Fortier est de retour avec Les racines secondaires, un roman plus substantiel et plus ambitieux, une lettre au père défunt qui mêle astucieusement les genres : témoignage et journalisme, fiction et biographie, citations et photos. L’auteur fait oeuvre de mémoire et de transmission en livrant un vibrant hommage à la communauté gaie montréalaise, si résiliente face à de multiples formes de persécution. Pour se réconcilier avec lui-même, Philippe, 33 ans, entreprend un pèlerinage sur les traces de Maurice, cet oncle, gai comme lui, dont il a trop longtemps ignoré l’existence. Des années 1970 à aujourd’hui, des rues électrisantes de Montréal aux forêts majestueuses de l’Alaska, les destins des deux hommes se répondent, s’éclairent de manières diverses et très émouvantes. « Tout part des racines, des origines, mais le message transite par les racines secondaires et les radicelles, qui sont plus fines, s’étendent plus loin. »

 

Les racines secondaires

★★★★

Vincent Fortier, Del Busso éditeur, Montréal, 2022, 192 pages

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