Tout ce que j’ai fait pour ne pas quitter ma chambre

Se déclinant en de brefs chapitres, lesquels évoquent les pages d’un journal de thérapie cognitive et comportementale, l'ouvrage suinte le désespoir et le mal de vivre.
Photo: La Mèche Se déclinant en de brefs chapitres, lesquels évoquent les pages d’un journal de thérapie cognitive et comportementale, l'ouvrage suinte le désespoir et le mal de vivre.

Après avoir tracé le portrait d’une famille éprouvée par la dépression dans La bannie du royaume (2019), Valérie Roch-Lefebvre revient avec un court roman où elle décrit le douloureux quotidien d’une trentenaire aux prises avec un lourd héritage génétique. « À notre premier rendez-vous, le psychiatre n’a pas détecté la bipolarité en moi malgré mes antécédents familiaux. Elle avait tissé sa trame dans l’ombre, de telle sorte qu’il était difficile de la mettre au jour. » Se déclinant en de brefs chapitres, lesquels évoquent les pages d’un journal de thérapie cognitive et comportementale, Tout ce que j’ai fait pour ne pas quitter ma chambre suinte le désespoir et le mal de vivre. Avec une lucidité déconcertante, l’autrice, née en 1987, témoigne du mal-être adolescent, des relations familiales tendues, du sentiment d’aliénation qui colle à la peau de la narratrice dans toutes les sphères de sa vie, ainsi que des effets de la progression de la maladie sur son corps et sur son esprit. Poignant.

 

Tout ce que j’ai fait pour ne pas quitter ma chambre

★★★ 1/2

Valérie Roch-Lefebvre, La Mèche, Montréal, 2022, 128 pages

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