Éléments de langage

Non sans humour, l’oeuvre dénonce l’acharnement médiatique contre la diplomate, alors accusée d’avoir rénové, à coups de centaines de milliers de dollars, son appartement de fonction parisien.
Image: La Boîte à bulles Non sans humour, l’oeuvre dénonce l’acharnement médiatique contre la diplomate, alors accusée d’avoir rénové, à coups de centaines de milliers de dollars, son appartement de fonction parisien.

Le journaliste québécois Bertin Leblanc — ancien porte-parole de la Francophonie (OIF) — et le dessinateur français Paul Gros publient une bande dessinée romanesque à la fois incisive et cynique sur le fonctionnement cahin-caha d’une institution internationale gangrenée par les luttes internes et les plans de carrière personnels. Au-delà du portrait peu flatteur d’une organisation à bout de souffle, Leblanc revient aussi sur sa propre expérience au sein de cette machine dirigée par des fonctionnaires blasés et des chefs d’État manipulateurs. Il raconte ainsi sa version des faits en ce qui concerne les controverses qui ont émaillé le mandat de Michaëlle Jean, à la tête de l’OIF de 2015 à 2019. Non sans humour, l’oeuvre dénonce l’acharnement médiatique contre la diplomate, alors accusée d’avoir rénové, à coups de centaines de milliers de dollars, son appartement de fonction parisien. Une campagne de démolition qui vaudra à Michaëlle Jean de perdre son poste de secrétaire générale, remplacée par l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

 

Éléments de langage 

★★★

Bertin Leblanc et Paul Gros, La Boîte à bulles, Mont-Royal,

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