«Le samouraï à l’oeillet rouge», Denis Thériault

Ponctué de charmants wakas (poèmes traditionnels japonais), ce roman riche en péripéties palpitantes et en personnages pittoresques, où faits historiques, folklore et fantastique se côtoient sans heurt, épouse le regard candide du jeune homme épris d’absolu.
Photo: Gallimard Ponctué de charmants wakas (poèmes traditionnels japonais), ce roman riche en péripéties palpitantes et en personnages pittoresques, où faits historiques, folklore et fantastique se côtoient sans heurt, épouse le regard candide du jeune homme épris d’absolu.

Pour son sixième roman, c’est dans le Japon du XIIe siècle que nous transporte Denis Thériault (L’iguane, XYZ, 2001), sur les traces de l’orphelin Matsuo. Tour à tour guerrier, poète, brigand et jardinier, il participera à un concours de poésie pour gagner le coeur de Yoko, dame de la cour impériale et grande poète : « N’étant plus comptable que de sa seule vie, il rompit le pacte qui lui avait été imposé, et se prépara à combattre en fier guerrier du verbe. » Ponctué de charmants wakas (poèmes traditionnels japonais), ce roman riche en péripéties palpitantes et en personnages pittoresques, où faits historiques, folklore et fantastique se côtoient sans heurt, épouse le regard candide du jeune homme épris d’absolu, de son enfance idyllique dans une forêt veillée par la sorcière Murasaki, en passant par l’académie militaire et les bouges où ses poèmes font fureur, jusqu’à sa visite aux Enfers. Rarement l’acte d’écrire aura été illustré avec autant d’exaltation et d’exubérance.

 

Le samouraï à l’œillet rouge

★★★ 1/2

Denis Thériault, Leméac, Montréal, 2022, 290 pages

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