L’espoir est cette chose à plumes, Nina Berkhout

Dans la lenteur de l’accueil et de la renaissance, l’écrivaine canadienne Nina Berkhout tricote un hommage à la bienveillance, celle que l’on s’accorde, et aux liens qui peuvent s’y créer.
Photo: XYZ Dans la lenteur de l’accueil et de la renaissance, l’écrivaine canadienne Nina Berkhout tricote un hommage à la bienveillance, celle que l’on s’accorde, et aux liens qui peuvent s’y créer.

Se reconstruire après un deuil, un échec, une blessure commence par de petites choses : une chanson, une rencontre, les plumes d’un oiseau. Sans préavis, on nage dans l’inconnu, oscillant entre vertige et espoir. C’est ce que traverse Dawn Woodward, une chanteuse d’opéra prometteuse, lorsqu’une performance désastreuse la fait tomber de son piédestal. Forcée au repos, on lui confie la tâche d’enseigner les arias aux Rossignols, une troupe de siffleurs amateurs. D’abord outragée, la jeune diva s’ouvrira progressivement à une nouvelle vision de l’amour et de la musique… Un retournement qui n’est pas étranger à un certain Tariq, et à son attachant perroquet, Tulipe.

Dans la lenteur de l’accueil et de la renaissance, l’écrivaine canadienne Nina Berkhout tricote un hommage à la bienveillance, celle que l’on s’accorde, et aux liens qui peuvent s’y créer. Sous ses airs mielleux, L’espoir est cette chose à plumes offre espoir et rédemption — ressources rares en ces temps sombres — sur un plateau d’argent. Une parfaite lecture d’été.

 
 

L’espoir est cette chose à plumes

★★★

Nina Berkhout, traduit de l’anglais par Sophie Cardinal-Corriveau, XYZ, Montréal, 2022, 312 pages

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