Antipolis, Nina Leger

Nina Legernous donne un troisième roman à la narration télescopée, qui mélange personnages réels et imaginaires.
Photo: Gallimard Nina Legernous donne un troisième roman à la narration télescopée, qui mélange personnages réels et imaginaires.

« Il n’y avait rien, il y aurait tout. » L’amour d’un homme pour une femme peut prendre toutes les formes, y compris celle d’une ville. À la fin des années 1960, un ingénieur français rêve et fonde une ville idéale sur des terres en friche entre Antibes et Nice, près de la Méditerranée. Une « ville de la sagesse contre les barbaries de la guerre » que Pierre Laffitte dédie à sa femme, née Sofia Grigorievna Glikman-Toumarkine. C’est ainsi qu’est née Sophia Antipolis, devenue aujourd’hui la première technopole de France et d’Europe. Mais n’y avait-il vraiment rien, là où aujourd’hui il y a tout ? Retraçant dans Antipolis la naissance de cette cité aussi folle que visionnaire, Nina Leger, née à Antibes en 1988, nous donne un troisième roman à la narration télescopée, qui mélange personnages réels et imaginaires tout en exhumant le souvenir flou d’un ancien camp de harkis, des soldats musulmans qui ont servi durant la guerre d’Algérie effacés et piétinés deux fois par l’Histoire.  


Antipolis

★★★

Nina Leger, Gallimard, Paris, 2022, 192 pages

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