L'intégrale des nouvelles, Herman Melville

Entre 1846 et 1857, pendant 11 années, l’Américain Herman Melville (1819-1891) va écrire une dizaine de gros romans — dont Moby Dick, son chef-d’œuvre —, plus de cinq mille pages fiévreuses. Mais en raison de difficultés financières personnelles et de la faible vente de ses livres, l’écrivain devra se tourner vers l’écriture de nouvelles. Premier coup d’éclat dans le Putnam’s Monthly Magazine en novembre 1853 avec Bartleby le scribe. En l’espace de trois ans, il y en aura une vingtaine d’autres (dont Les îles enchantées, Le pudding du pauvre et les miettes du riche). Les éditions Finitude nous offrent une magnifique Intégrale des nouvelles, présentées sous reliure cartonnée en ordre chronologique et dans de nouvelles traductions de Christian Garcin et Thierry Gillybœuf — qui ont choisi de traduire la formule devenue célèbre de l’antihéros Bartleby (« I would prefer not to ») par « J’aimerais autant pas ». On y retrouve le goût de Melville pour l’ailleurs et son inquiétude existentielle.
 

 

L’intégrale des nouvelles

★★★★

Herman Melville, traduit de l’anglais par C. Garcin et T. Gillyboeuf, Finitude, Le Bouscat, 2021, 832 pages.

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