Ce que Frida m’a donné, Rosa Maria Unda Souki

En entrant dans ce premier roman de la peintre vénézuélienne Rosa Maria Unda Souki, on se laisse d’abord séduire par les délicates esquisses à la mine de plomb et à l’encre bleue, puis par les couleurs chatoyantes des quelque cinquante tableaux sélectionnés par l’autrice qui lui ont été inspirés par Frida Kahlo. « J’ai pris mes pinceaux et je me suis mise à peindre son histoire, sa mémoire, sa maison. Une centaine de tableaux et dessins pour ressusciter les odeurs, les couleurs, les sons, les rythmes, les présences, toute la matière de sa vie de la vie. » Si fascinante soit la démarche de l’artiste, qui commente ses propres écrits avec humour dans les marges, l’autofiction illustrée qui en découle n’arrive pas tout à fait à convaincre. À force de faire des rapprochements entre sa propre vie et celle de la peintre mexicaine, Rosa Maria Unda Souki livre un texte certes touchant, mais surtout redondant, qui éclaire assez peu chacune des œuvres. Bref, on y cherche vainement l’âme de Frida.
 

Ce que Frida m’a donné

★★★

Rosa Maria Unda Souki, traduit par Margot Nguyen Béraud et l’autrice, Zulma, Paris, 2021, 192 pages

À voir en vidéo