J’aurais voulu, Olivier Tallec

Un écureuil qui ne veut plus en être un, voilà l’amorce de J’aurais voulu, tout récent album du désopilant Olivier Tallec. Fidèle à son humour pince-sans-rire, l’auteur-illustrateur met ici en scène un personnage complètement déjanté, un petit écureuil roux qui croit pouvoir trouver le bonheur dans la peau d’un autre. Castor, cerf, hérisson, hibou, girafe, manchot empereur, les possibilités sont nombreuses, mais rarement satisfaisantes. Variant les cadrages et les perspectives, Tallec offre tout à la fois des personnages expressifs et des paysages flamboyants, notamment cette forêt automnale sur laquelle gambade l’écureuil-cerf ou encore ces plants de mûres immenses au-dessus du hérisson-écureuil. Grâce à un ton faussement candide, à des personnages totalement imparfaits et assumés, Tallec a l’art de transformer une intrigue plutôt banale en récit des plus farfelus. La chute, aussi improbable que truculente, s’assure à cet effet de laisser le lecteur totalement ébaubi. Fameux.

 

J’aurais voulu

★★★★

Olivier Tallec, École des loisirs, Paris, 2021, 36 pages. De 2 à 7 ans.

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