Sans Joël Dicker, les Éditions de Fallois vont disparaître

L’avenir de cette maison semblait compromis après le départ du romancier Joël Dicker, qui assurait l’essentiel de ses ventes.
Photo: Joel Saget Agence France-Presse L’avenir de cette maison semblait compromis après le départ du romancier Joël Dicker, qui assurait l’essentiel de ses ventes.

Les Éditions de Fallois referment le bouquin : après la mort en 2018 de leur fondateur, Bernard de Fallois, puis le départ cette année de leur auteur phare, Joël Dicker, la maison d’édition a annoncé ce mardi dans un communiqué se mettre en cessation d’activité.

« Les Éditions de Fallois, fondées en 1987, mettront fin à leur activité le 31 décembre 2021 conformément à la décision de leurs actionnaires, réunis en assemblée générale extraordinaire le 7 octobre », indique la maison dans un communiqué.

La maison d’édition avait été fondée par Bernard de Fallois, universitaire spécialiste de Marcel Proust et devenu l’un des éditeurs les mieux considérés à Paris. D’après le communiqué de l’entreprise, celui-ci ne souhaitait pas que sa maison d’édition lui survive durablement, mais qu’elle disparaisse à terme. « Tel était le vœu du fondateur de la maison, qui avait été auparavant directeur général du groupe Hachette Livre puis directeur général du groupe des Presses de la Cité », expliquent les Éditions de Fallois.

Avenir incertain

L’avenir de cette maison semblait compromis après le départ du romancier Joël Dicker, qui assurait l’essentiel de ses ventes. L’écrivain suisse, révélé en 2012 par La vérité sur l’affaire Harry Quebert, a annoncé en mars qu’il lançait sa propre maison d’édition. Baptisée Rosie & Wolfe, elle doit voir le jour le 1er janvier. La cessation d’activité laisse penser que Joël Dicker devrait récupérer les droits sur ses livres, qui se vendent par centaines de milliers d’exemplaires en France chaque année.

Le devenir du reste des titres de cette maison est incertain. « Les Éditions de Fallois ont inscrit plus de 800 titres à leur catalogue, caractérisé par un large éclectisme : Raymond Aron y côtoie notamment Marcel Pagnol, Robert Merle, Jacqueline de Romilly, Emmanuel Berl, Fernand Braudel, Marc Fumaroli, Alain Peyrefitte, Simone Bertière. Elles firent également connaître en France les romans de Rose Tremain et de Kate Atkinson, et révélèrent au monde entier ceux de Joël Dicker », résume l’éditeur.

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