L’ombre de Régine Robin

Photo: Éditions Somme toute, photomontage «Le Devoir»

Née en 1939 à Paris dans une famille d’immigrés juifs polonais qui lui a donné, raconte-t-elle, « le sens du tragique de l’Histoire », historienne de formation et longtemps professeure de sociologie à l’Université du Québec à Montréal, Régine Robin avait une prédilection pour la ville et pour les marges. Elle est décédée à 81 ans au début de l’année 2021 à Montréal, ayant travaillé jusqu’à la fin à ce qui devait être son dernier livre : un recueil d’entretiens avec Stéphane Lépine. Véritable concentré et introduction à l’œuvre de cette intellectuelle « non alignée » qui se jouait des disciplines et des frontières, Les ombres de la mémoire aborde de front certains des thèmes qui importaient le plus à l’autrice de La Québécoite, tels que la judéité, la langue, la mémoire et l’Histoire, le récit de soi et l’Allemagne. Un livre riche et stimulant.

 

Les ombres de la mémoire. Entretiens avec Régine Robin.

★★★ 1/2

Stéphane Lépine, Somme toute « D’ailleurs », Montréal, 2021, 224 pages

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