La biographie de Louis J. Robichaud est lancée

Moncton — Michel Cormier, journaliste et auteur, et Louis J. Robichaud, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, ont lancé le livre Louis J. Robichaud, une révolution pas si tranquille, lundi après-midi, à la galerie d'art de l'Université de Moncton.

En présence de plus de 200 personnes, Michel Cormier a entre autres expliqué pourquoi il a décidé de relater les grands moments de la carrière politique de celui qui a été premier ministre du Nouveau-Brunswick de 1960 à 1970.

«J'ai eu l'idée d'écrire ce livre lorsque j'étais à Québec [comme journaliste à l'Assemblée nationale]. Je trouvais que la politique était rendue plate parce que tout ce qu'on faisait, c'était de se battre pour conserver le statu quo, a-t-il dit. J'ai grandi à Cocagne au moment où tous ces changements ont eu lieu et je voyais ça à travers les yeux de mes parents: les routes qui commençaient à être asphaltées, les gens qui revenaient des États-Unis parce que c'était possible de faire sa vie de nouveau chez nous et la construction d'hôpitaux, d'écoles, de polyvalentes, de l'Université de Moncton.»

En cette année du 400e anniversaire de l'Acadie, estime M. Cormier, les Acadiens auraient intérêt à célébrer leurs succès et ceux de Louis J. Robichaud, au lieu de se remémorer constamment le souvenir de la déportation.

«Ceux qui ont un rêve politique et qui ont le courage de le mener à terme sont rares. M. Robichaud a été un de ceux-là, et je crois que si on doit célébrer quelque chose, en ce 400e anniversaire de l'Acadie, c'est cet esprit combatif et optimiste. Au lieu de s'épeurer sur le souvenir de la déportation, on devrait peut-être un peu célébrer l'avenir», a-t-il suggéré.

C'est un Louis J. Robichaud au sommet de sa forme qui s'est présenté devant la foule.

«J'ai fini de lire le livre, hier [dimanche] après-midi. Franchement, j'ai trouvé qu'il y a quelqu'un qui est passé dans l'histoire. Je ne me reconnaissais pas dans plusieurs passages!», a-t-il d'abord lancé, sous les rires de la salle. «Avant les années 1960, il était difficile de se promener sur les routes au Nouveau-Brunswick. Et quand on se promenait sur les routes, on ne voyait que des cheminées et des maisons délabrées. Cela a changé passablement à travers toute la province et j'en réclame une certaine part du crédit», a ajouté l'ancien premier ministre.