Jean-Pierre Ferland, «Jaune» / Beau Dommage, album éponyme

Photo: Éditions de l’Homme, photomontage «Le Devoir»

Riche idée que cette collection. Contenant et contenu. Cela se présente comme un 33 tours (un microsillon, un long-jeu, un record !) : la pochette s’ouvre par le côté, on en sort un livret grand format. Sur une cinquantaine de pages, on raconte la grande et petite histoire de l’un des « albums mythiques » du corpus québécois. On démarre au sommet, avec le Jaune de Jean-Pierre Ferland et le premier Beau Dommage. Le tandem de pros Johanne Mercier-Stéphane Labbé a moins cherché à épater qu’à se montrer exemplaire. Il y a pour chaque album la genèse détaillée, une vraie mise en contexte, les paroles des chansons, avec force photos et documents pertinents. Çà et là une photo rare étonne (Michel Rivard avec son premier groupe, Les enfants du siècle, en 1966), ou alors une info s’ajoute (oui, c’est Christiane Robidoux qui donne la réplique à Jean-Pierre dans Le petit roi). Dans la discothèque, ces premiers tomes rejoignent tout naturellement le vinyle correspondant. À croire qu’on les attendait.

 

 

Jean-Pierre Ferland, Jaune

★★★ 1/2

Johanne Mercier et Stéphane Labbé, Éditions de l’Homme, Montréal, 2020, 50 pages