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Parfois, on a l’impression qu’il ne se passe rien…

Photo: Éditions Sarbacane

Simon Priem raconte avec simplicité et poésie le passage du temps, l’importance de savoir profiter des petits riens « d’un souffle de vent plein de fleurs au printemps, [d’]une lumière un peu plus douce que d’habitude […] [d’]un souvenir perdu qu’on retrouve, [d’]un silence déjà entendu ». Pris seul, le récit de l’auteur raconte l’essentiel, sans artifice, que cette ligne temporelle un peu relative qui nous passe sous le nez. Mais s’ajoute à ces mots un second niveau de narration présenté grâce aux illustrations de Stéphane Poulin qui habille le tout, crée un décor, des personnages, une âme, une histoire en soi. Celle d’un enfant qui profite d’une balade au parc pendant que son fidèle canidé, attiré par les pigeons et ne suivant que son instinct, décampe et bouscule au passage le panier d’une vieille dame. Il n’en faut pas plus pour que ce banal instant prenne des airs de fête foraine, de rencontre aussi insoupçonnée que chaleureuse. Ainsi réunis, le texte et l’image forment une ode au bonheur, une histoire de temps qui mérite qu’on le prenne dans tout ce qu’il a à offrir.

Parfois, on a l’impression qu’il ne se passe rien…

★★★★

Simon Priem et Stéphane Poulin, Sarbacane, Paris, 2020, 32 pages. 4 ans et plus