Les auteures et illustratrices francophones raflent les Prix littéraires du Gouverneur général

Céline Huyghebaert a été primée dans la catégorie «Romans et nouvelles» pour son premier livre «Le drap blanc».
Photo: Justine Latour Le Quartanier Céline Huyghebaert a été primée dans la catégorie «Romans et nouvelles» pour son premier livre «Le drap blanc».

Les Prix littéraires du Gouverneur général ont une saveur bien féminine cette année, le volet francophone ayant couronné des femmes dans toutes ses catégories.

La Montréalaise d’origine française Céline Huyghebaert est ainsi primée dans la catégorie « Romans et nouvelles » pour son premier livre, Le drap blanc. L’oeuvre a été préférée à celles de Mariève Maréchale, Sylvie Drapeau, Éléonore Goldberg et Edem Awumey.

Du côté de la poésie, le comité d’évaluation a préféré Le tendon et l’os, d’Anne-Marie Desmeules, qui réside à Lévis.

La Gatinoise Mishka Lavigne l’a pour sa part emporté dans la catégorie « Théâtre » grâce à sa pièce Havre. Les femmes étaient particulièrement bien représentées dans cette catégorie cette année, les autres finalistes étant Annick Lefebvre, Lisa L’Heureux, Rachel Graton et Evelyne de la Chenelière.

Anne-Marie Voisard obtient le prix dans la catégorie « Essais » avec Le droit du plus fort : nos dommages, leurs intérêts, dans lequel elle revient sur les conséquences des poursuites contre Noir Canada intentées par les minières canadiennes Barrick Gold et Banro.

En littérature jeunesse, Dominique Demers est primée pour L’albatros et la mésange dans la catégorie « Texte », tandis que Stéphanie Lapointe et Delphie Côté-Lacroix le sont pour Jack et le temps perdu dans la catégorie « Livres illustrés ».

La traductrice montréalaise Catherine Leroux l’emporte de son côté pour sa traduction en français de Do Not Say We Have Nothing de Madeleine Thien (titré Nous qui n’étions rien en français).

Une première

« Je me réjouis de constater que les écrivaines, illustratrices et traductrices se sont tout particulièrement démarquées par leur excellence cette année. Jamais dans l’histoire de ces prix nous n’avons compté autant de gagnantes. Je salue leur talent et leur importante contribution, qui ne manque pas de susciter la réflexion », a déclaré Simon Brault, directeur et chef de la direction du Conseil des arts du Canada, par communiqué.

Des prix étaient également remis à des auteurs anglophones, dont Joan Thomas pour son roman Five Wives. Une traduction vers l’anglais de la pièce de Wajdi Mouawad Tous des oiseaux (Birds of a Kind) par Linda Gaboriau a aussi été récompensée.

Jamais dans l’histoire de ces prix nous n’avons compté autant de gagnantes. Je salue leur talent et leur importante contribution, qui ne manque pas de susciter la réflexion.

Les gagnants seront invités à une cérémonie à Rideau Hall, à Ottawa, tenue par la gouverneure générale Julie Payette, le 12 décembre.

Le Conseil des arts du Canada remet un montant de 25 000 $ à chaque gagnant, tandis qu’il donne 3000 $ à leur éditeur pour les activités de promotion du livre gagnant.

« Je me réjouis de constater que les écrivaines se sont particulièrement démarquées cette année. »