Les vacheries des Nombrils 2, Delaf et Dubuc

« Quoi qu’il arrive, promettez-moi qu’on ne sera jamais franches l’une envers l’autre », implore Vicky en étreignant Jenny et Karine. Dernière case d’un gag où Vicky émerge d’un cauchemar où tout le monde disait la vérité à voix haute. C’est la clé de ce volume de Vacheries qui nous ramène avant la métamorphose de Karine en rockstar : retour à l’école de la cruauté envers les moches et des travaux en groupe qu’on refile à la mal-aimée intelligente (Karine l’asperge souffre-douleur). Mine de rien, et c’est l’art de Maryse Dubuc et Marc Delafontaine, on en profite pour rattacher les fils de la grande histoire : entre la rencontre Vicky-Jenny à 12 ans (« J’étais déjà canon », dit Vicky, alors très bouboule) et le coma de Karine (qui va sceller l’amitié du trio), on apprend l’essentiel de ce qu’on ignorait sur ces liens qui transcendent l’égoïsme érigé en survie. 

Les vacheries des Nombrils 2. Une fille en or

★★★ 1/2

Delaf et Dubuc, Dupuis, Paris, 2019, 48 pages