Les cavaliers de l’apocadispe n’ont pas fait exprès, Libon

Nous retrouvons les copains Jé, Olive et Ludo dans leur dramatique train-train quotidien d’écoliers. Les histoires brèves de cette série animalière-mais-pas-vraiment (à part les rigolotes têtes d’oiseaux, de rhinos…) sont les plus décroche-mâchoire de la bédé franco-belge du moment : ça va encore plus loin dans les variantes de catastrophes qu’ils provoquent « sans faire exprès ». Comment une situation peut-elle dégénérer ? Précisément parce que nos gamins sont sans malice qu’ils cherchent tout le temps à réparer leurs gaffes, et dès lors, aggravent le truc jusqu’au gravissime : destruction du Tour de France en jouant au téléférique, feu d’artifice sur la ville pour un simple bisou, tout arrive. Imaginez le Petit Nicolas déjanté, voire « apocadispique », mais avec la même tendresse pour l’enfance, avec sa logique propre et son lot de peurs, de désirs et d’injustices. « En plus, si ça se trouve, personne va voir qu’on a fait une bêtise ! »

Les cavaliers de l’apocadispe n’ont pas fait exprès

★★★★

Libon, Dupuis, Paris, 2019, 72 pages