L’écrivain Gérald Tougas est décédé

Gérald Tougas avait obtenu le Prix du Gouverneur général pour son roman «La mauvaise foi», publié en 1990.
Photo: Druide Gérald Tougas avait obtenu le Prix du Gouverneur général pour son roman «La mauvaise foi», publié en 1990.

L’écrivain Gérald Tougas, auteur de La mauvaise foi, est décédé le 1er octobre, confirme son éditeur. Il était âgé de 86 ans.

« Nous avons appris avec tristesse ce matin le décès de l’écrivain Gérald Tougas. Homme discret à la prose remarquable, il nous avait accordé le plaisir de publier, en 2013, Le deuxième train de la nuit », ont écrit les Éditions Druide sur leur site Web le 2 octobre. Les éditeurs offrent également leurs condoléances aux proches de l’auteur.

Né le 26 avril 1933 à Sainte-Anne-des-Chênes au Manitoba, Gérald Tougas a signé trois livres de sa plume, dont deux romans et un recueil de nouvelles. Pour son roman La mauvaise foi, publié en 1990 alors qu’il avait 57 ans, il avait obtenu la même année le Prix du Gouverneur général. L’année suivante, il remportait le prix Alfred-DesRochers.

En 2013, il avait également figuré dans la liste des cinq finalistes des Prix littéraires du Gouverneur général, cette fois pour son roman Le deuxième train de la nuit.

« Notre collaboration fut, à ma mémoire, l’une des plus complices et des plus généreuses de mon travail de directeur littéraire. Cela m’a prouvé une chose importante : les véritables écrivains n’ont jamais l’âge que le calendrier leur suppose… », écrit à son sujet le directeur littéraire de la collection Écarts, Normand de Bellefeuille.

L’écrivain Daniel Guénette a été ami avec M. Tougas durant plus de 42 ans en plus de l’avoir côtoyé alors que tous les deux enseignaient au cégep de Granby. Il se souvient de l’écrivain comme un homme qui avait « la modestie des orgueilleux qui ne supportent pas qu’à leur sujet on en rajoute ». « Il serait sans doute le dernier à tolérer qu’on lui rende hommage », écrit-il dans une lettre envoyée au Devoir.

« Il représentait à mes yeux la vivante incarnation de la littérature. Son amitié semait du rire partout et même ses colères étaient la plupart du temps plutôt comiques », ajoute M. Guénette.

Gérald Tougas laisse dans le deuil ses trois fils, Pierre, Paul et François Tougas, ainsi que leur mère, l’auteure Laure Bouvier.