The Black Holes

À première vue, The Black Holes intrigue : ses panneaux épurés et ses personnages sans visages sont décidément uniques. Ses tons sombres, son usage calculé des couleurs vives, ses images évocatrices : on ne peut qu’être fasciné par ses dessins. Par contre, en ce qui a trait la narration, l’ouvrage laisse à désirer. On suit Laura, Gloria et Cristina, trois jeunes filles à la verve rebelle, qui décident par un soir d’été de former leur propre groupe punk. Seul problème : aucune d’elles ne sait jouer d’un instrument, et elles sont toutes aussi novices lorsque vient le temps d’écrire leurs paroles. Mais Laura semble avoir une source d’inspiration assez étrange qui s’incarne à travers Teresa, une jeune adolescente du XIXe siècle aux intérêts hors norme et aux poèmes macabres. L’histoire bascule constamment entre passé et présent, vie et mort, poésie et absurde, et on en sort malheureusement plus perplexe et ennuyé qu’inspiré.

The Black Holes

★★

Borja González, traduit de l’espagnol par Christilla Vasserot, Dargaud, Paris, 2019, 128 pages

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