La corde à linge

Réal habite avec sa maman au-dessus d’un dépanneur, où il aime s’acheter des sucreries. Pour y aller, il emprunte l’escalier et s’amuse à tirer sur le noeud de la corde à linge pour écouter son couinement. Un matin, avec 30 sous en main, il rejoue son rituel. Mais il perd pied, s’accroche au fameux noeud et se retrouve suspendu entre ciel et terre. Entre la peur de tomber et celle de perdre ses sous se joue chez ce petit de 5 ans une leçon de courage. Marie-Ève Tessier-Collin, mieux connue sous le nom d’Orbie, investit le quotidien d’un enfant avec une justesse remarquable. La peur déraisonnée qu’éprouve Réal comme son sentiment de solitude sont mis en scène avec sensibilité et vraisemblance. L’authenticité des réflexions et la simplicité du texte s’allient aux illustrations à la fois candides et dynamiques d’Orbie. Elle recrée avec détails l’atmosphère d’une cour de ville tout en jouant sur les plans, accordant une place importante aux émotions. Elle a l’art de croquer sur le vif les plus cocasses instants de vie.

L’auteure sera au SILQ les 12, 13 et 14 avril.

La corde à linge

★★★★

Orbie, Les 400 coups, Montréal, 2019, 64 pages

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