«L’homme de l’ombre»: dans l’ombre de l’homme

Ce roman historique à l’intrigue prenante se déroule sur fond de conflit fomenté par les Américains, qui reluquent la «Province of Quebec» pour y combattre les Britanniques au cœur de leur colonie.
Photo: Hurtubise Ce roman historique à l’intrigue prenante se déroule sur fond de conflit fomenté par les Américains, qui reluquent la «Province of Quebec» pour y combattre les Britanniques au cœur de leur colonie.

Le deuxième tome de la série L’homme de l’ombre, de Laurent Turcot, révèle la vraie identité de Pierre Dubois, le personnage principal du premier livre, qui s’avère être le Français d’origine Nicolas Vanglenne. Celui-ci est né en Normandie dans des circonstances tragiques qui le feront orphelin de mère. Son père, Louis, se retrouvera donc seul avec ce fils dont il ne soupçonnait même pas l’existence. C’est la religieuse ayant accueilli sa bien-aimée, enceinte, qui fera enfin la lumière sur l’histoire troublante de la disparition de Geneviève. Et sur la naissance de Nicolas.

Ainsi peut-on remonter le cours généalogique de cet homme marqué par les aléas de l’existence, qui décidera de s’embarquer à La Rochelle, direction le Nouveau Monde, pour se retrouver à Montréal en 1775, troquant son nom de Nicolas Vanglenne contre celui de Pierre Dubois, dans le but ultime de changer de vie.

Et elle changera, sa vie, lui qui est poursuivi par un dénommé Jean impatient de venger la mort de son général. S’ensuivra une lutte sans merci qui se soldera par un duel et un tragique dénouement pour l’amoureuse de Dubois. Ressurgissent alors les vicissitudes d’un passé qu’il croyait enfoui dans les méandres de l’oubli.

Ce roman historique à l’intrigue prenante se déroule sur fond de conflit fomenté par les Américains, qui reluquent la Province of Quebec pour y combattre les Britanniques au coeur de leur colonie. Alors que certains accueillaient les Américains à bras ouverts, d’autres se terraient, prétextant qu’ils n’aimaient pas la guerre.

En fait, ces Canadiens considéraient que leur territoire n’était qu’un champ de bataille américano-britannique, et peu d’entre eux étaient prêts à risquer leur vie pour une cause qu’ils jugeaient ne point les concerner. Ils n’avaient que faire de ce conflit, du reste peu connu de notre histoire.

L’homme de l’ombre − Tome 2: L’invasion de 1775

★★★

Laurent Turcot, Hurtubise, Montréal, 2019, 330 pages