Le Grand Prix de la critique à l’Américaine Emil Ferris

L’artiste américaine Emil Ferris
Photo: Joel Saget Agence France-Presse L’artiste américaine Emil Ferris

L’Américaine Emil Ferris a reçu lundi en France le Grand Prix de la critique BD pour son album Moi, ce que j’aime, c’est les monstres – Livre premier, a annoncé lundi l’association ACBD, qui rassemble des journalistes et des critiques francophones de bande dessinée.

Emil Ferris, 56 ans, a été désignée au troisième tour de scrutin, a précisé l’ACBD dans un communiqué.

 

Publié en août, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres (éditions Monsieur Toussaint Louverture; éditions Alto pour le Québec) est le premier roman graphique d’Emil Ferris. Dans cet album puissant, au dessin réalisé au stylo-bille et aux feutres, elle brasse les époques et les récits, d’inspiration autobiographique. Contant l’enfance d’une fillette des années 1960 dans un quartier miséreux de Chicago, la jeune Karen fait chaque jour face à l’horreur et à la souffrance, et se représente en monstre.

Quand sa voisine Anka, survivante de la Shoah, meurt dans d’étranges circonstances, elle décide d’enquêter. L’occasion pour l’auteure de plonger ses lecteurs au coeur d’Allemagne nazie.

L’artiste américaine a réalisé son album pendant ses quatre années et demie de convalescence, à la suite d’une méningo-encéphalite contractée après s’être fait piquer par un moustique.

L’album récompensé est en lice pour le prix du meilleur album au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, qui sera décerné fin janvier.

Il a également été sélectionné parmi les « 100 livres de l’année » du magazine français Lire. En juillet, il a été distingué par trois Eisner Awards au Comic-Con de San Diego, dont meilleur album et meilleur auteur.

L’an dernier, le grand prix ACBD avait été décerné à l’artiste italien Gipi pour La terre des fils (Futuropolis).