L’homme coquillage, Aslı Erdoğan

Sur une petite île des Caraïbes, une chercheuse en physique d’origine turque, à l’étroit dans son travail comme dans son corps, participe à contrecoeur à un séminaire de recherche de deux semaines. Elle y fera la rencontre d’un petit homme à la laideur qui l’effraie, adepte du rasta et pêcheur de coquillages qu’il vend aux touristes. Un homme qui va lui servir de soupape et qu’elle croit avoir aimé d’un amour « profond, féroce et irréel ». Paru à l’origine en 1993 et premier roman d’Asli Erdogan, devenue un symbole vivant de la répression en Turquie après avoir passé quatre mois en prison dans la foulée du coup d’État avorté de 2016, L’homme coquillage est le récit peu crédible et plutôt stagnant d’une dérive initiatique où s’entremêlent fascination mortifère et maladie mentale — thèmes devenus récurrents chez cette écrivaine turque.

L’homme coquillage

★★ 1/2

Asli Erdoğan, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes, Actes Sud, Arles, 2018, 208 pages

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