Lion blanc, Jim Helmore et Richard Jones

Caro emménage dans une nouvelle maison avec sa maman où les portes, les murs, les planchers et les plafonds sont blancs. Dans ce désert immaculé, elle se sent bien seule, jusqu’à ce qu’un lion, tout aussi blanc que le décor, surgisse de nulle part. S’installe alors une douce amitié permettant à la fillette d’apprivoiser l’inconnu. Le thème de l’adaptation, finement mis en scène ici grâce au texte simple et aux dialogues brefs de Jim Helmore, est soutenu par un graphisme évocateur. L’apparition progressive de couleurs sur les murs de la maison tend à faire disparaître le félin, témoignant ainsi de l’ouverture de Caro sur le monde qui l’entoure. Le trait délicat de Richard Jones offre par ailleurs une ambiance qui reflète le quotidien de l’héroïne : des chaussettes oubliées sur un bout de tapis, des figurines posées sur le rebord d’une fenêtre, des traces de peinture tombée sur le plancher, comme autant de détails suggérant le bien-être grandissant de la petite. Du joli.

Le lion blanc

★★★★

Jim Helmore et Richard Jones, traduit de l’anglais par Nadine Robert et Mathieu Lavoie, Comme des géants, Montréal, 2018, 48 pages