Les archives de García Márquez accessibles en ligne

Gabriel García Márquez est souvent considéré comme le plus grand écrivain latino-américain.
Photo: Hasse Persson Agence France-Presse Gabriel García Márquez est souvent considéré comme le plus grand écrivain latino-américain.

L’Université du Texas a mis en ligne quelque 27 500 documents tirés des archives de l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, soit environ la moitié de ce qu’elle possède, notamment des manuscrits, des carnets, des lettres et des photos.

Le Harry Ransom Center, centre de documentation littéraire de la faculté texane, avait acquis pour 2,2 millions de dollars le fonds des archives en novembre 2014, quelques mois après le décès, le 17 avril à Mexico, du Prix Nobel de littérature 1982.

Un moteur de recherche (en anglais et en espagnol) permet de naviguer dans ces archives, dont une bonne partie est inédite, et d’accéder gratuitement au fonds.

Elles comprennent notamment les manuscrits de dix des livres de l’auteur de Cent ans de solitude, ainsi qu’un texte de 32 pages destiné au second volume de ses mémoires, qui n’ont jamais été publiés.

« Ma mère, mon frère et moi-même avons toujours voulu que les archives de mon père puissent toucher le plus grand public possible », a commenté Rodrigo García, l’un des fils de « Gabo », son surnom, dans un communiqué publié mardi.

Ces documents [...] offrent un regard intime sur son œuvre, sa famille, ses amitiés et la politique

 

« Sur plus d’un demi-siècle, ces documents révèlent l’énergie et la discipline de García Márquez, et offrent un regard intime sur son oeuvre, sa famille, ses amitiés et la politique », a expliqué Jullianne Ballou, responsable du projet au Ransom Center.

Le travail de numérisation a pris 18 mois et a été rendu possible grâce à un don du Conseil sur les ressources bibliothécaires et d’informations (CLIR), un organisme américain indépendant.

Une porte-parole de l’Université du Texas, située à Austin, capitale de l’État, a indiqué à l’AFP qu’il n’était pas prévu, pour l’instant, de numériser la seconde moitié des archives de celui qui est souvent considéré comme le plus grand écrivain latino-américain.

Outre les archives acquises en 2014, qui comprenaient aussi cinq ordinateurs et deux machines à écrire, l’Université a acquis d’autres documents liés à Gabriel García Márquez (1927-2014) auprès d’autres sources.

L’oeuvre de celui qui commença sa carrière comme journaliste est encore protégée par les dispositions sur la propriété intellectuelle et n’est pas encore entrée dans le domaine public.

1 commentaire
  • Pierre Robineault - Abonné 13 décembre 2017 12 h 36

    Presqu'un vol ... comme dans presque tout!

    Gabriel Garcia Marquez était persona non grata aux USA, à cause de sa sympathie pour Cuba. Et comble de l’ironie mercantile, c’est une université de l’état du Texas lui-même qui remporte le gros lot!

    Non pas son pays d’origine la Colombie, ni le Mexique son pays d’accueil, mais les USA.