Cassandra Mittens et la touche divine, Véronique Drouin

Des aventures scabreuses et de grandes émotions, ce roman historique entre fantastique et horreur en jette. À la fin du XIXe siècle, dans un Montréal habité par la pègre, une jeune fille noble en rupture avec les valeurs familiales orthodoxes dispose d’un don rare : la « touche » — ou la faculté de lire dans les pensées. Mais voilà qu’elle fugue, et qu’elle réalise ne pas être la seule à porter pareil fardeau… Avec ses nouveaux alliés, des coeurs vaillants comme des exclus de la rue, elle luttera contre la secte des Porteurs de la touche divine, leurs semblables qui, eux, souhaitent accéder à la mairie de façon discutable. Si les personnages restent attachants et l’intrigue bien rodée, c’est là tout ce qui donne corps à ce roman inégal aux dialogues sans finesse, qui parle politique, discrimination et place des femmes avec maladresse. Un travail d’édition plus resserré aurait permis d’évacuer des longueurs et des erreurs linguistiques, mais surtout de faire de cette histoire dans l’Histoire une leçon plus subtile.

Cassandra Mittens et la touche divine

★★ 1/2

Véronique Drouin, Québec Amérique, Montréal, 2017, 480 pages