Le jardin invisible, Valérie Picard et Marianne Ferrer

Arianne rend visite à sa grand-mère. Pendant que les convives festoient dans la maison, la fillette part explorer le jardin. Rapidement, son oeil capte un caillou, puis une sauterelle, des libellules. Il n’en faut pas plus pour que l’attrait de la découverte la mène toujours plus loin, et pourquoi pas jusqu’aux étoiles. Dans ce premier opus, Valérie Picard se livre à une économie de mots, quelques émotions lancées ici et là, précises, tout juste ce qu’il faut pour orienter le lecteur. Les illustrations de Marianne Ferrer ajoutent beaucoup à l’attrait de cet album. La candeur de la ligne se mêle au style épuré, jouant subtilement sur la perspective et les couleurs. Le vert de la forêt prend ainsi le relais du bleu des océans. Le fond blanc permet de faire la transition entre chaque espace visité. Le jardin invisible est une ode à l’imagination, voire à la beauté du monde, qui tient bien souvent à ce qu’il y a de plus simple.

Le jardin invisible

★★★ 1/2

Valérie Picard et Marianne Ferrer, Monsieur Ed, Montréal, 2017, 64 pages