Ils ont piqué notre curiosité

L'œuvre du philosophe américain Henry David Thoreau est revisitée dans «Une année dans les bois».
Photo: Source International Portrait Gallery L'œuvre du philosophe américain Henry David Thoreau est revisitée dans «Une année dans les bois».
Dans sa «petite maison bardée et plâtrée» sur les rives de l’étang de Walden, Henry David Thoreau avait trois chaises: «une pour la solitude, deux pour l’amitié et trois pour la compagnie», relate-t-il dans cette mise en illustration inspirée de Walden ou La vie dans les bois. L’oeuvre majeure du philosophe, naturaliste et essayiste américain est une élégante leçon d’absolu façonnée au XIXe siècle, d’une réflexion sur l’industrialisation, la nature, dont les générations montantes pourraient avoir besoin.

Une année dans les bois. ★★★★. Henry David Thoreau et Giovanni Manna, Plume de carotte, Toulouse, 2017, 31 pages.


La solitude, le désespoir, le rêve de civilisation — par la mise en servitude de l’autre — de Robinson Crusoé forme un récit divertissant qui n’en finit plus de se répandre chez les jeunes lecteurs francophones. Cette énième adaptation aurait pu être de trop, n’eût été les illustrations franchement ludiques de Badel qui font éviter à l’ensemble le naufrage.

Vendredi ou la vie sauvage. ★★★. Michel Tournier et Ronan Badel, Flammarion Jeunesse, Paris, 2017, 160 pages.


Être ou paraître? Telle est la question que pose Cyrano de Bergerac, pièce d’Edmond Rostand créée sur une scène parisienne il y a 120 ans aujourd’hui. Inspiré par l’illustre texte, le duo signe une interprétation libre et délicieusement moderne de la vie, des doutes et des angoisses de cet homme qui avait un nez gros comme un roc, un pic, un cap, que dis-je, une péninsule.

Le nez de Cyrano. ★★★★. Géraldine Maicent, Thomas Baas, Père Castor, Paris, 2017, 32 pages.