Marivière, Catherine Lepage

« Près d’un village niché au creux des montagnes vit une petite fille qui s’appelle Marivière. Chaque matin, elle descend jouer au village. Les enfants aiment Marivière. Surtout quand il fait chaud. » Mais peu à peu, elle se sent lasse, abandonnée et malade. Sa chevelure d’un bleu éclatant s’engrisaille et les enfants la désertent jusqu’à ce qu’ils prennent conscience du drame qui se joue. Adoptant une vision animiste de la rivière, Catherine Lepage invite à sentir de l’intérieur les effets négatifs de la pollution et du je-m’en-foutisme envers la nature. Si le texte sert l’histoire d’une petite fille, les illustrations donnent sens à la fable. La rivière est liée aux humains, comme aux bêtes sauvages dans un équilibre fragile. La délicatesse du trait de Lepage tranche avec les visages insouciants et parfois grotesques de certains personnages accentuant l’effet de sens. Fameux.

Marivière

★★★★

Catherine Lepage, Comme des géants, Montréal, 2017, 42 pages