Les marées, Brigitte Vaillancourt

Avant de plonger dans le récit, Brigitte Vaillancourt (Ta mère est folle, Recto Verso, 2013) avertit que Les marées se passe en 1998, soit avant l’ère des textos et de Skype. Si la technologie et les modes de communication ont bien changé depuis, Capucine, 17 ans, correspond par sa façon d’analyser le monde autour d’elle, d’appréhender l’avenir et de s’interroger sur sa nature au profil des jeunes d’aujourd’hui. À couteaux tirés avec sa mère superficielle et son père absent, complice de sa grand-mère, Capucine apprend que ses parents lui ont caché l’existence d’une fille qu’ils ont eue dix ans avant sa naissance. S’ensuit pour l’héroïne un touchant voyage initiatique qui la mènera auprès de sa grande soeur, Joy, sur l’île anglo-normande de Jersey. Épousant le rythme langoureux des vacances à la mer, Les marées s’avère un joli roman d’amour sororal où la finesse des émotions compense le manque d’action.

Les marées

★★★

Brigitte Vaillancourt, Montréal, Boréal Inter, 2017, 192 pages