Maxime, Sarah-Maude Beauchesne

Billie Fay emménage enfin dans son nouvel appartement, celui dans lequel elle fera ses premiers pas en tant qu’adulte. Entre ses cours au cégep et son travail à la boutique Chez Fromage, où elle sert des grilled cheese, elle sort beaucoup et fait l’amour. Libre, entourée de ses précieuses amies, de sa grande soeur Annette en perpétuelle peine, elle tente surtout, et entre tout ça, d’apprivoiser l’amour, de le comprendre, de trouver le bon, le grand, le vrai. Après Coeur de slush — qui sera porté au grand écran bientôt — et Lèche-vitrines, Sarah-Maude Beauchesne clôt avec Maxime cette trilogie amoureuse. Dans une écriture toujours aussi télévisuelle et spontanée, l’auteure des Fourchettes se raconte sans pudeur, sans voile, se laisse deviner à travers Billie et ses grandes jambes, tout comme on devine celui qui lui a inspiré Maxime. Plutôt autobiographique, la série permet aux lectrices d’entrer au coeur de la vie adolescente de l’écrivaine, de découvrir ses états d’âme, ses espoirs, ses angoisses. Malgré le ton parfois fleur bleue et quelques envolées pseudo-poétiques, Beauchesne se livre, sincère, transparente et vraie dans ce qui reste sans doute le plus assumé des trois titres.

Maxime

★★★ 1/2

Sarah-Maude Beauchesne, Hurtubise, Montréal, 2017, 248 pages